Déclaration unitaire

 

NON AU CCF EN SCIENCES ET TECHNOLOGIES DE LA GESTION

 

Les associations et syndicats soussignés :

 

Considèrent que le projet d'arrêté portant réglementation générale du baccalauréat STG (sciences et technologies de la gestion), en ouvrant la possibilité  d'un CCF (contrôle en cours de formation) comme modalité d'évaluation de l'épreuve pratique (coef. 5) et des épreuves de Langues vivantes 1 et 2 (coef. 3) au baccalauréat STG, présente les risques graves suivants :

 

- remise en cause du caractère objectif de l'examen et de l'anonymat dans sa correction (cet anonymat protège les élèves, comme les examinateurs, des pressions diverses) ;

 

- remise en cause du double caractère du baccalauréat, diplôme national et premier grade universitaire ;

 

- renforcement des inégalités sociales devant le système éducatif et des hiérarchies entre les établissements et les diplômes délivrés.

 

Souhaitent que des discussions approfondies s'ouvrent avec les syndicats et les associations de professeurs spécialistes pour améliorer les conditions de déroulement de l'examen du baccalauréat, dans le respect de son caractère national et anonyme.

 

Demandent en conséquence et dans l'immédiat, le retrait du projet de décret de l'ordre du jour du Conseil supérieur de l'Éducation.

 

Le 3 juillet 2005

Association des Professeurs de Communication et d'Économie-Gestion

Société des Langues Néo-Latines

Association des Professeurs de Lettres

Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public

Association des Professeurs d'Éducation MUsicale

Association des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles.

Union des Professeurs de Biochimie et Microbiologie

Association des Professeurs de Vente

Coordination Nationale des Associations Régionales d'Enseignants de Langues Anciennes

Sauver les lettres

Syndicat National des Lycées et Collèges

Conseil National des Groupes Académiques

 

Appel unitaire pour la valeur nationale du baccalauréat (10 janvier 2005)

Le baccalauréat et le modèle français, par Romain Vignest