MOTION
sur l’enseignement du français et des langues anciennes
Le Comité de l’Association des Professeurs de Lettres réaffirme le caractère indispensable de l’étude du latin pour quiconque étudie la langue ou la littérature française. Cette exigence, qui tient à un rapport d’irrigation permanente, commun du reste, quoique à différents degrés, à toutes les langues et littératures européennes, ne saurait être mise sur le même plan que l’intérêt, certes profond, qu’a par ailleurs le même étudiant à connaître une ou plusieurs langues et littératures étrangères. L’APL ne peut accepter que des débats idéologiques renvoyant à des réalités sociales et scolaires d'un autre temps occultent cette évidence scientifique.
Ainsi, le Comité se félicite de l’obligation d’étudier une langue ancienne en classe de lettres supérieures. Il demande cependant que l’horaire de base soit porté à trois heures et que la possibilité d’étudier une langue ancienne soit offerte aux khâgneux préparant l’ENS de Lyon, quelle que soit leur spécialité.
Par ailleurs, le Comité se réjouit des propos du ministre, interrogé sur la radio RTL, qui reproche aux enseignements dits « de détermination » de faire une concurrence injustifiée aux langues anciennes et, par là même, d’affaiblir la série littéraire. Il attend donc que des conclusions soient tirées de ce constat fait par l’APL depuis la dernière réforme de la classe de Seconde.
Paris, le samedi 17 novembre 2007