Motion
sur le nombre de postes mis aux concours
L’Association des Professeurs de Lettres condamne une nouvelle fois la réduction drastique du nombre de postes mis aux concours du CAPES et de l’Agrégation et le silence obstiné opposé par le ministère aux demandes d’audiences qui lui ont été adressées à ce sujet par les associations de professeurs spécialistes.
En ce qui concerne la baisse singulièrement importante du recrutement en lettres classiques, l’APL rejette le prétexte mis en avant avec la plus grande mauvaise foi par les autorités, à savoir que les professeurs recrutés ces dernières années suffiraient à satisfaire aux besoins en latin et en grec. Il faut rappeler que la faiblesse de ces besoins a été créée de toutes pièces par la politique ministérielle qui tend depuis des décennies à décourager les élèves de les étudier par des moyens divers (optionalisation, mise en concurrence avec d’autres options, horaires dissuasifs, etc.) et par les dogmes pédagogiques aberrants imposés en langues anciennes comme en français d'ailleurs. Il conviendrait donc au contraire, dans l’intérêt de la nation et des élèves, de redonner aux langues anciennes la place qui leur revient et de mettre au concours un nombre de postes en proportion.
En outre, l’APL tient à rappeler que les professeurs de lettres classiques enseignent également, souvent essentiellement et parfois uniquement, le français, que leur connaissance des langues et des littératures grecques et latines sont un apport considérable à la qualité de l’enseignement du français, qu’il est donc préjudiciable de diminuer et marginaliser la part qu’ils y prennent.
Paris, le samedi 17 juin 2006