Motion sur l’enseignement du français
Le Comité de l’Association des Professeurs de Lettres tient à réaffirmer fermement que l’enseignement de la langue française ne saurait, de l’école primaire au lycée, être dissocié de la fréquentation de la littérature.
Elle condamne par conséquent toute mesure, qu’elle concerne les programmes, l’organisation des enseignements ou la formation des professeurs, qu’elle procède de la mise en place du socle commun ou de la réforme du CAPES, qui remettrait en cause cette caractéristique de l’enseignement français.
Tout autre choix pédagogique conduirait le cours de français à une dérive étroitement utilitariste, qui reviendrait à renoncer à son ambition émancipatrice et à la formation du citoyen et qui, du reste, n’assurerait même pas l’efficacité professionnelle des « communicants » qu’on prétendrait former.
Paris, le samedi 12 mai 2007