Motion
sur l’Université
Le Bureau de l’APL, réuni le 14 mars 2009,
a examiné la situation dans les universités. Il prend acte de l’opposition
persistante et déterminée du monde universitaire au projet de réforme du
statut des enseignants chercheurs. Il insiste sur le fait que toute modification
de ce statut ne doit pas aboutir à réduire l’activité globale de la recherche
française et doit préserver efficacement l’indépendance du chercheur à l’égard
des pouvoirs, ainsi que la possibilité pour chacun de poursuivre des recherches
autres qu’immédiatement utiles à l’activité marchande, notamment les recherches
intéressant les lettres, les sciences humaines et les secteurs culturels en
général.
Pour cette raison, l’APL dénonce les orientations, largement inspirées par la stratégie de Lisbonne, sur lesquelles est fondé le nouveau système actuel de répartition des moyens universitaires (SYMPA), étroitement lié aux exigences de l’emploi et de la rentabilité à courte vue, qui ne peut mener qu’à la marginalisation des études et des centres de recherche littéraires, et qui est contraire aux buts fondamentaux de l’université, qui consistent dans le développement et la transmission des connaissance ainsi que dans la formation des esprits.
Elle constate enfin avec satisfaction qu’à l’occasion du mouvement de contestation des réformes s’exprime un refus de plus en plus net de la loi LRU, dont les effets délétères se font sentir, et que l’APL avait dénoncée en son temps.
Paris, le samedi14 mars 2009