Résolution sur la crise de l'école (Comité du 17 mai 2003)

Le Comité de l'Association des Professeurs de Lettres, réuni le 17 mai à Paris, constate que non seulement les syndicats et les médias mais aussi le grand public, dans l'épisode actuel de la crise de l'école, consacrent l'essentiel de leurs discours aux retraites et à la décentralisation, débattent des modalités de l'action, évoquent incidemment les salaires, mais font silence sur l'essentiel : la République essaie plus que jamais de se débarrasser de l'institution qui en est pour ainsi dire l'âme. Plus précisément, les coups portés aux disciplines, la promotion sournoise de la transdisciplinarité et le sort réservé à la connaissance de la langue française et à la littérature dans les programmes, orientations qui convergent dans le sens du moins d'école, devraient inquiéter au plus haut point ceux de nos concitoyens qui sont attentifs à la valeur de l'instruction et de l'éducation dispensées par une institution sur laquelle ils sont, au demeurant, mal informés. L'APL mettra tout en œuvre pour que, dans ce domaine, la dimension idéologique de la question ne soit jamais perdue de vue.